Sophrologie et adolescents : face au stress des évaluations
- 23 janv.
- 2 min de lecture
Entrer au collège, ce n’est pas rien.
C’est quitter un cadre connu, changer de rythme, faire face à de nouvelles attentes. C’est aussi apprendre à se situer autrement : face aux autres, face aux adultes, face aux notes.
Et tout cela arrive à un moment de grands bouleversements. Le corps change, les émotions prennent plus de place, les repères vacillent. L'adolescence est une étape et l’entrée au collège peut être vécu difficilement par certains adolescents.
Alors le stress apparaît. Il se manifeste dans le corps, dans le ventre qui se noue, dans la respiration qui se raccourcit, dans les pensées qui tournent en boucle. Ce stress, il ne faut pas le minimiser. Ce n’est pas rien. Et même si l’on pense aider, les « ça va aller » ne changent souvent pas grand-chose.
Les adolescents ne sont pas des mini adultes. On ne peut pas attendre d’eux qu’ils sachent gérer la pression, la peur de l’échec ou le regard des autres. Apprendre à faire face au stress est un apprentissage à part entière qui demande du temps et un cadre sécurisant.
Dans ma pratique, j’accueille de nombreux adolescents. Et très souvent, le stress des évaluations revient. La peur de ne pas y arriver, le corps qui se tend, le mental qui s’emballe au point d’oublier ce que l’on savait la veille. Des adolescents investis, concernés, mais submergés par ce qui se joue à l’intérieur.
Ce que j’observe dans ma pratique fait écho à des données plus larges. En France, l’anxiété chez les adolescents est aujourd’hui particulièrement présente. Selon le Baromètre du moral des adolescents publié par Ipsos en 2025, près d’un adolescent sur deux présente des signes d’anxiété, et environ un jeune sur quatre est concerné par une suspicion de trouble anxieux généralisé. Ces chiffres ne disent pas que tous les adolescents vont mal, mais ils montrent que le stress et l’anxiété occupent une place importante dans leur quotidien, bien plus qu’on ne l’imagine parfois, et qu'ils méritent d’être pris en compte.
Il est possible d'accompagner les adolescents en leur donnant des outils pour traverser cette période avec plus de douceur.
La sophrologie propose un espace pour ralentir, revenir au corps, retrouver une respiration plus calme. Elle permet d’apprendre à reconnaître les signaux du stress, à relâcher les tensions et à se sentir un peu plus présent à soi.
Un accompagnement peut se faire sur un temps relativement court. Souvent, quatre à cinq séances suffisent pour permettre à l’adolescent de découvrir des outils simples et concrets, qu’il pourra ensuite mobiliser en autonomie, avant une évaluation ou dans son quotidien.
Peu à peu, quelque chose se déplace. Le stress est toujours là mais il prend beaucoup moins de place. La respiration devient un appui. Le corps se détend plus vite. La confiance s’installe doucement.
Sans promesse spectaculaire. Juste un accompagnement respectueux du rythme de chacun, pour avancer avec un peu plus de sérénité, au collège et au-delà.
Quand un adolescent prend conscience de ses ressources, il prépare sans le savoir l’adulte qu’il deviendra.

Crédit photo : Gerd Altmann de Pixabay



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